Stromboli
La météo annonçait de bonnes conditions pour aller faire le tour du Stromboli : un petit Ouest Force 3 le matin, puis plus rien en milieu de journée, puis du Sud-est Force 3 pour rentrer.
Bon, en fait, il n'y a pas eu assez de vent le matin pour mettre les voiles! Par contre, il y avait une forte houle venant de l'ouest (que tout le monde a bien supporté : mine de rien, on commence à s'y habituer!).
Nous avons donc quitté pour quelques temps le port de Lipari (il faut qu'on y retourne pour récupérer le moteur de l'annexe) sous la chaude lumière du soleil levant.
Nous
avons longé la côte Est de l'île avec ses carrières de pierre
ponce
direction
l'île de Panarea, sur la route vers le
Stromboli.
Panarea
est une petite île aride, un ancien volcan effondré, qui n'a que
286 habitants. Je ne sais pas trop de quoi ces gens peuvent vivre,
si ce n'est du tourisme en été?
Nous sommes passés à côté des restes d'un autre volcan, donnant des
rochers aux formes tortueuses... (et des récifs à fleur d'eau dont
il ne doit pas faire bon approcher!!!)
Le Stromboli, avec son panache de fumée à son sommet devenait de
plus en plus impressionnant...
mais les membres de l'équipage ne se sont pas laissés abattre pour
autant, et se sont restaurés pour prendre quelques forces!
La canne à pêche était aussi à son poste, mais ça n'a rien
donné...
Des
nuages sont arrivés, et le temps s'est couvert petit à
petit...
Nous avons eu un petit visiteur qui a fait quelques cabrioles
devant nous. A vrai dire, ce dauphin n'a pas eu l'attitude
habituelle : il nous a coupé la route 2 ou 3 fois, puis est reparti
en sens inverse... peut-être avait-il quelque chose à nous dire? La
suite de la journée nous fait penser que oui...
L'approche du Stromboli s'est faite sous les
nuages... Il y a 550 habitants sur l'île, répartis en deux villages
: Ginostra au Sud-ouest et Stromboli au nord-est. Il ne semble pas
y avoir d'autre moyen de communication que les bateaux pour aller
d'un village à l'autre...
En face
du village de Stromboli se trouve le Strombolicchio, une petite île
de 43 m de haut avec un phare à son sommet. Seule la lave
solidifiée dans la cheminée de cet ancien volcan a résisté jusque
là à l'érosion du temps...
Nous
avons continué notre tour de l'île, sous un ciel nuageux et gris
donnant un air assez sinistre à ce volcan en activité...
Et sommes parvenus à la Sciara del Fuoco : l'endroit par lequel le
volcan recrache encore sa lave...
Alors qu'on longeait cet endroit impressionnant, le vent est monté
soudainement : en une minute, il est passé de 5 à 25 noeuds! Quand
on voit ce que la météo (ici le site LaMMA qui est
en général assez fiable) prévoyait à cette heure-là...
(Stromboli, c'est la petite île au nord de la pointe Nord-est de la
Sicile, dans la tâche blanche...)
... on se dit que les Eoliennes portent bien leur nom, et que leur
réputation n'est pas surfaite!
STROMBOLI
Vidéo envoyée par lumiere108
Bon, heureusement, le vent s'est stabilisé à 20 noeuds (on avait très peur qu'il continue à monter!), mais ça a un peu écourté notre tour, et nous avons sans tarder mis le cap sur Salina, à 20 milles de là, sur une mer devenue assez hachée...
Nous avons donc laissé le Stromboli derrière nous...
Et il
nous a salué par une explosion, qui a dégagé une belle fumée
noire...
Cette fois-ci on est passés de l'autre côté de Panarea en se
faisant arroser par les embruns!
(le paquet de couvertures que je tiens sur les genoux, c'est Ysalis
qui fait la sieste!)
Le port de Santa Marina, à Salina a été en vue un peu plus de 3
heures après.
Et c'est sous une forte pluie que nous nous sommes amarrés dans le
nouveau port de plaisance, quasi-désert. Et nous étions bien
contents de nous retrouver à l'abri!